Revue Européenne du Droit
Commerce international : vers une régionalisation accrue des échanges ?
Issue #4
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Issue #4

Auteurs

Anne-Laure Kiechel , Julien Marcilly , Théo Maret

La Revue européenne du droit, été 2022, n°4

Malgré la multiplication d’accords commerciaux régionaux dans les années 2000, la part du commerce intrarégional dans les échanges mondiaux a été réduite depuis la grande crise financière de 2008. En dehors de l’Europe, de l’Asie et, dans une moindre mesure, de l’Amérique du Nord, l’importance des échanges intra-régionaux reste même faible en Afrique ou encore en Amérique latine. Mais face à la difficulté de trouver des consensus au niveau mondial pour des accords multilatéraux, la période actuelle pourrait marquer un tournant. L’entrée en vigueur récente de grands accords de libre-échange régionaux tels que le Partenariat économique régional global (RCEP) en Asie-Pacifique ou encore la Zone de libre-échange continentale africaine le confirment. La volonté des entreprises de diversifier leurs approvisionnements tout en privilégiant des circuits plus courts (Near-shoring) ainsi que celle de commercer avec des pays « amis » (Friend-shoring), dans un contexte de fortes tensions géopolitiques mondiales, devrait aussi favoriser le commerce régional. La tendance à la régionalisation pourrait cependant être ralentie par les conséquences économiques de la guerre en Ukraine. Pour limiter les problèmes d’approvisionnement de denrées alimentaires, de nombreux gouvernements ont mis en œuvre des mesures pour restreindre les exportations de matières premières alimentaires, y compris avec les pays proches.

1. Mondialisation et régionalisation du commerce sont allés de pair jusqu’en 2008

1.1.Importance accrue des échanges internationaux jusqu’en 2008

Entre la fin de la seconde guerre mondiale et la grande crise financière de 2008-2009, une tendance à la globalisation 1 des échanges internationaux de biens et de services est observée. Elle a d’abord été soutenue par l’avènement d’un nouvel ordre mondial sous l’impulsion des Etats-Unis, puis à partir des années 1980 par une intégration de pays asiatiques dans les chaînes de valeur mondiale (au premier desquels le Japon), puis par celle de la Chine et d’autres pays émergents dans les années 2000.

Cette tendance au commerce inter-régional expliquée principalement par des raisons d’écarts de coût de production, d’approvisionnement en énergie ou de stratégie de pénétration de marchés porteurs, est allée de pair avec l’augmentation du commerce intrarégional dans certaines zones. Durant cette période, la création du marché commun européen est l’un des premiers exemples d’efforts politiques en faveur d’une régionalisation poussée avec une intégration forte des pays-membres, dans ce qui deviendra l’Union européenne, qui aura pour effet de faire passer la part des exportations de marchandise intra-zone à plus de 60% des échanges internationaux totaux dans les années 1980 2

Graphique 1 – Exportations mondiales, en proportion du PIB

Source : FMI, calculs GSA

Dans ce contexte, les échanges internationaux ont augmenté plus rapidement que le PIB mondial à partir des années 1980 : les exportations mondiales, qui représentaient environ 15% de l’économie mondiale au début des années 1990, comptaient pour 25% du PIB lorsque la grande crise financière débute en 2008 (voir graphique 1). Depuis, la croissance des échanges internationaux a été moins élevée que celle du PIB mondial.

Plusieurs raisons expliquent le ralentissement de la croissance des échanges internationaux. Tout d’abord, cette croissance forte préalable à 2008 ayant été permise en partie par le recul progressif des coûts de transport des biens, la fin de cette baisse a coïncidé avec des échanges moins dynamiques. La réduction des opportunités technologiques permettant une meilleure efficacité des chaînes d’approvisionnement (par exemple la taille des porte-conteneurs qui ne peut augmenter indéfiniment) en est une des raisons. 

L’internationalisation des entreprises et des chaînes de production, qui avait profité de l’intégration croissante de beaucoup de pays émergents dans le commerce mondial dans les années 2000 (en particulier la Chine à partir de son entrée dans l’OMC), a aussi montré des signes de ralentissement depuis la crise de 2008 comme en attestent la moindre croissance des échanges de biens intermédiaires jusqu’en 2020. De plus, la tertiarisation croissante des économies émergentes a également contribué à la perte de poids relatif des échanges à l’international dans l’économie mondiale, dans la mesure où les services sont traditionnellement moins échangés à l’international. 

Parallèlement, le commerce international fait face à divers coups d’arrêts en matière de libéralisation des échanges : échec des discussions de Doha dans le cadre de l’OMC initiées en 2001 et ayant duré plus de 10 ans, blocage par les Etats-Unis sous la présidence de Donald Trump à partir de 2017 de toutes les nominations de juges dans l’instance d’appel de l’OMC empêchant de facto son fonctionnement 3 ou encore montée du protectionnisme commercial depuis 2008. Ces tendances ont amené à une situation parfois qualifiée de Slowbalisation, soit un ralentissement de la mondialisation du commerce de marchandises 4 .

1.2.Malgré la signature de nombreux accords commerciaux régionaux dans les années 1990 et 2000, la part du commerce intrarégional a peu varié

Face à ces blocages institutionnels compliquant la libéralisation des échanges dans un cadre multilatéral, deux tendances sont observées :

  • La négociation d’accords commerciaux préférentiels (ACP) entre pays ou régions de zones différentes, à l’image de l’Accord économique et commercial global (CETA), entre le Canada et l’Union européenne) ou des négociations entre l’Union européenne et le Marché commun du Sud (MERCOSUR) ;
  • La négociation d’accords commerciaux régionaux (ACR) à l’image de la Zone de libre-échange continentale africaine ou du Partenariat économique régional global en Asie (voir annexe). Le nombre cumulé d’accords régionaux de libre échange a augmenté depuis le début des années 1990, comme le montrent les données de l’Organisation mondiale du commerce (graphique 2). Notons que le pic observé en 2021 est la conséquence du Brexit, avec un nombre important d’accords conclus par le Royaume-Uni en remplacement des accords au sein de l’Union européenne.

Graphique 2 – Nombre d’accords régionaux entrant en vigueur par an, et nombre cumulé

Source : OMC, calculs GSA

Une étude du Forum économique mondial 5 a d’ailleurs tenté de mesurer l’évolution de la régionalisation des échanges internationaux en considérant l’évolution de trois indicateurs distincts :

  • La proportion du commerce global entre pays du même continent ;
  • La proportion du commerce global entre pays partageant une frontière ;
  • La distance moyenne pondérée des échanges commerciaux internationaux.

Les analyses portant sur deux bases de données distinctes pour les périodes 1815-2014 et 1950-2019 ne permettent pas de démontrer une tendance à la régionalisation. Les proportions du commerce entre pays du même continent ou partageant une frontière sont restées relativement stables, tandis que la distance moyenne pondérée des échanges a peu varié.

L’évolution de la part du commerce intrarégional par zone confirme cette conclusion. D’après les données de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), l’Union européenne et l’Asie-Océanie sont les deux zones dont le commerce régional a le poids le plus important, avec un peu plus de 60% des échanges de marchandises intra-zone.

L’Amérique du Nord, malgré l’existence de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et plus récemment de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), reste légèrement en deçà avec un taux plus proche de 30% et en diminution depuis 2005. Enfin, l’Afrique subsaharienne ou l’Amérique latine restent en retrait, la part du commerce régional représentant moins de 20% des échanges totaux, soulignant la prépondérance des exportations vers d’autres régions du monde et particulièrement les pays avancés ou de la Chine s’agissant des matières premières.

L’appartenance ou non à une zone monétaire ne semble pas changer significativement ces écarts entre régions. Par exemple, dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la part de commerce de marchandise intra-zone est faible faibles (3% pour la CEMAC et 13% pour l’UEMOA). De plus, il n’y a pas de tendance à la hausse.

Graphique 3 : Part du commerce de biens intrarégional par zone

Source : CNUCED, calculs GSA

Graphique 4 : Part du commerce de marchandise intrarégional pour différentes zones

Source : CNUCED, calculs GSA

Encadré : les modèles de gravité justifient la régionalisation du commerce

Un des principaux modèles utilisés pour déterminer les fondements du commerce international est le modèle de gravité qui postule que les volumes d’échanges entre deux pays donnés sont fonction de leur taille respective et de la distance qui les sépare. Il est décrit par l’équation suivante pour deux pays a et b :

Va, b=G × MaMbDa,b

V désigne le volume d’échange entre les deux pays, M la taille économique (e.g. le PIB), D la distance séparant les deux pays, et G une constante.

Cette équation, semblable à celle décrivant la force gravitationnelle, implique que toutes choses égales par ailleurs les échanges sont plus importants entre deux pays s’ils sont proches géographiquement et diminuent lorsque la distance entre les deux augmente. Ce modèle a été vérifié empiriquement et a été souvent été utilisé pour tester l’efficacité d’accords commerciaux.

Disdier et Head 6 (2008) ont par exemple conduit une méta-analyse de 103 articles de recherche indiquant une stabilité du coefficient lié à la distance et de ceux liés aux poids économiques respectifs des pays. Chaney 7 (2011) propose également une revue de littérature soutenant la pertinence empirique du modèle de gravité, qui a été notamment été rendu compatible avec d’autres modèles économiques simples.

Le phénomène de régionalisation du commerce international semble être une conséquence logique de ce modèle, puisqu’il implique une minimisation des distances entre partenaires commerciaux. 

2. La tendance à la diversification des approvisionnements et aux circuits plus courts favorise la régionalisation du commerce, mais pas la montée du protectionnisme alimentaire

2.1. La tendance est à la diversification des approvisionnements et aux circuits plus courts

L’étude du Forum économique mondial 8 citée plus haut observe à partir de données partielles disponibles pour la période 2016-2021 sur les 28 membres de l’Union européenne de l’époque une régionalisation croissante. En effet, la distance moyenne pondérée des échanges des membres de l’Union européenne, telle que définie ci-dessus, passe d’environ 5900 km avant 2020 à 5200 km cette année-là, avant d’osciller depuis autour de 5600 km.

Cette tendance s’explique notamment par les restrictions sanitaires qui ont limité les déplacements internationaux de personnes et la production de certains biens dans le cadre des mesures de confinement. Ces tensions sur les chaînes d’approvisionnement ont perduré depuis en raison de la reprise économique mondiale à la fois plus rapide et plus forte qu’anticipé. Au-delà de la pandémie de COVID-19, d’autres évènements sont venus mettre en lumière la vulnérabilité des chaînes d’approvisionnement globales et donc des entreprises dépendantes d’un nombre restreint de fournisseurs, à l’image du blocage temporaire du canal de Suez en 2021. La guerre entre la Russie et l’Ukraine a un impact sur les chaînes de valeur, d’autant plus qu’elle donne lieu à des mesures restreignant les échanges entre ces deux pays (voir tableau).

La question est donc de savoir si ces changements observés récemment vont effectivement conduire à une régionalisation accrue du commerce international. Par exemple, l’Union européenne a fait des annonces sur la nécessité d’avoir une autonomie stratégique. Pour y parvenir, l’objectif est de favoriser la relocalisation des chaînes de valeur dans plusieurs secteurs industriels (au premier rang desquels l’industrie médicale et pharmaceutique) pour améliorer la résilience de la région aux chocs exogènes à l’image de la pandémie de COVID-19. De même, le premier ministre indien Narenda Modi a mis en avant la notion d’une nécessaire autosuffisance économique au sortir de la pandémie de COVID-19 et plusieurs pays dont le Japon ont inclus dans leurs plans de relance un soutien ciblé aux entreprises qui rapatrieraient des activités de production dans leur propre pays.

Mais à ce stade, les résultats de ces nouvelles stratégies ne sont pas visibles : les exportations de biens intermédiaires, un bon indicateur de l’état de santé des chaînes de valeur mondiales, ont progressé de 47% sur un an dans le monde au deuxième trimestre 2021. Cette forte progression ne s’explique pas seulement par des effets de base favorables (les échanges ayant chuté un an auparavant lors des confinements stricts), ces mêmes exportations étant en hausse de plus de 20% par rapport au deuxième trimestre 2019. Envisager une relocalisation complète des processus de fabrication au niveau national ou régional met en lumière les problèmes de l’augmentation des coûts de production et du manque de compétences locales. La réduction des coûts de production a été le principal moteur de la délocalisation passée de la production, afin de proposer des prix plus bas aux consommateurs. Une relocalisation des processus de production dans des marchés plus développés signifierait nécessairement une augmentation des prix, qui serait partagée au moins partiellement par les consommateurs. Les écarts de coûts de production restent en effet importants entre les pays, même s’ils se sont quelque peu réduits au cours des 20 dernières années : alors que le PIB par habitant de la Chine représentait 6 % de celui des États-Unis en 2000, il s’élève aujourd’hui à environ 30 %. Enfin, même avec une relocalisation complète des processus de fabrication au niveau national ou régional (au sein de l’UE, par exemple), ce nouveau processus de production locale serait toujours dépendant de l’approvisionnement en matières premières, qui dépend fortement de la localisation.

Par ailleurs, si les précédents accords commerciaux régionaux semblent avoir eu un effet mineur sur le commerce intrarégional (voir partie 1), la signature récente de quelques grands accords pourrait changer la donne. La Zone économique de libre échange africaine (ZLECA), ainsi que le Partenariat économique régional global (RCEP) pour l’Asie-Océanie, illustrent cette tendance. Selon les premières estimations 9 de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (UNECA), la ZLECA devrait permettre une augmentation de 40% du commerce intra-africain.

Ces deux accords de libre-échange sont mis en place dans des zones avec des situations extrêmement différentes (voir tableau) : les pays signataires du RCEP représentent 30% du PIB mondial en Asie contre seulement 2% en Afrique. En revanche, l’Asie-Océanie est plus fortement intégrée que l’Afrique, avec d’ores et déjà près de 60% de commerce de marchandise intra zone. Le potentiel à plus long terme pour la zone de libre-échange africaine est donc d’autant plus important.  Le RCEP vient en effet se superposer à de nombreux accords déjà profonds conclus entre différents pays de la zone, à l’image de la Zone de libre-échange de l’ASEAN. En ce sens, l’impact marginal de l’accord africain pourrait également être particulièrement important dans la mesure où les accords régionaux existant en Afrique sont moins profonds.

Cette stratégie visant à adopter une approche pragmatique en privilégiant la signature d’accords régionaux au détriment d’accords multilatéraux n’a cependant pas que des avantages : elle ne permet pas de répondre à certains enjeux dont la portée est mondiale. C’est par exemple le cas des changements environnementaux : une approche régionale pourrait en effet favoriser les moins-disant sur les normes environnementales ou de conditions de travail et faire perdurer des phénomènes de dumping déjà observés actuellement. Les interrogations liées à la mise en place de la taxe carbone européenne le confirment. 

2.2. Montée du protectionnisme alimentaire et énergétique dans le contexte de la guerre en Ukraine

La guerre entre l’Ukraine et la Russie a accéléré la montée des prix des matières premières énergétiques et alimentaires. En réponse à cette hausse qui renforce les pressions inflationnistes avec d’importants risques de contestation sociale, beaucoup d’Etats sont tentés de mettre en œuvre des mesures protectionnistes.

Comme illustré dans le Tableau 1, de telles mesures sont apparues très rapidement, à la fois dans des pays à faible revenu (comme le Burkina Faso) et des économies à haut revenu comme le Japon. Elles visent des matières premières alimentaires diverses : viandes, céréales ou huiles. Ces mesures consistent surtout en des restrictions sur les exportations. Mais il s’agit aussi de facilitation des importations via des baisses de tarifs douaniers (ce qui n’est donc pas protectionniste).

Par exemple, l’Indonésie – après plusieurs mesures progressives – a interdit fin avril l’ensemble des exportations d’huile de palme afin de limiter la hausse des prix sur le marché intérieur. Le pays est pourtant le premier producteur et exportateur mondial avec deux tiers de sa production exportée représentant 60% du marché mondial. Cette décision a donc rapidement fait monter les prix sur les marchés internationaux.

A court terme, l’évolution des mesures protectionnistes observées pour les denrées alimentaires sera probablement dictée par l’évolution du conflit, même si d’autres facteurs conjoncturels pourraient renforcer cette tendance à l’image de la sècheresse en cours dans la Corne de l’Afrique ou encore la vague de chaleur en Inde qui détruit des récoltes de blé. 

Tableau 1 – Mesures protectionnistes sur les matières premières alimentaires décidées depuis le début de la crise entre la Russie et l’Ukraine le 24 février

 
Source: Global Trade Alert, GSA

Tableau : Comparaison de deux accords de libre-échange récents : Partenariat économique régional global et zone de libre-échange continentale africaine

Zone de libre-échange continentale africainePartenariat économique régional global
MembresAfrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Botswana, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Comores, République du Congo, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Kenya, Lesotho, Liberia, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigeria, Ouganda, Rwanda, République arabe sahraouie démocratique, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Seychelles, Sierra Leone, Somalie, Soudan du Sud, Soudan, Tanzanie, Tchad, Togo, Tunisie, Zambie, ZimbabweAustralie, Brunei, Cambodge, Chine, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Nouvelle Zélande, Philippines, Singapour, Corée du Sud, Thaïlande, Vietnam
Taille économique (en % du PIB mondial)2%30%
ProfondeurSuppression des droits de douane pour 90 % des lignes tarifaires sur une durée dépendant du niveau de développement des paysSuppression des droits sur 7% de lignes additionnelles prévue pour une échéance ultérieureElimination des barrières sur 91% des biensInterdiction de certaines barrières douanièresMaintien des droits de barrières douanières sur le riz, le blé, les produits laitiers, le sucre et le bœuf et le porc (protection des agriculteurs)Règles d’origine unifiéesPas d’obligations d’ouvrir les services ou les secteurs vulnérables des économies
Normes socialesPas d’inclusion de normes socialesPas de standardisation des normes sur les conditions de travail (syndicats)
Normes environnementalesPas d’obligations environnementales, maintien de la flexibilité des EtatsLes Etats ne doivent pas compromettre pas la protection de l’environnement, sans précisionsPas de normes environnementales

Notes

  1. Les termes « mondialisation » et « globalisation » sont utilisés ici de manière interchangeable pour désigner l’importance croissante des flux intercontinentaux dans le commerce de biens et de services. La mondialisation peut par ailleurs concerner d’autres aspects (capitaux, personnes, données), qui ne sont pas l’objet de cette note.
  2. FMI, données sur les échanges commerciaux
  3. Les européens ont essayé face à celle situation de monter une structure intérimaire multipartite, mais là aussi cette structure n’a pas encore été mise en place et fait l’objet de négociations.
  4. En dehors des échanges de biens et services, les autres dimensions de la mondialisation sont les flux de capitaux, de personnes et de données.
  5. Regionalization vs globalization: what is the future direction of trade?, World Economic Forum, 2021
  6. Disdier, Anne-Célia and Keith Head. 2008. “The Puzzling Persistence of the Distance Effect on Bilateral Trade,” Review of Economics and Statistics, 90(1): 37-48.
  7. Thomas Chaney. 2011, “The Gravity Equation in International Trade: An Explanation”
  8.  Regionalization vs globalization: what is the future direction of trade?, World Economic Forum, 2021
  9. UNECA, Rapport sur la surveillance des prix en Afrique, 2022
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Anne-Laure Kiechel, Julien Marcilly, Théo Maret, Commerce international : vers une régionalisation accrue des échanges ?, Groupe d'études géopolitiques, Août 2022,

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